Le trousseau du locataire sortant revient avec trois clés, vous en aviez remis quatre. Ce genre de détail, on ne le remarque qu’au moment où une clé manque, et à ce moment-là il est trop tard pour une simple copie.
Trois types de clés, trois façons de les copier
- La clé de cylindre standard : une clé plate à profil, que l’on reproduit en quelques minutes sur une machine à tailler. Rapide, mais n’importe quel atelier peut le faire, donc n’importe qui aussi.
- La clé de cylindre à clé protégée : elle porte un numéro et s’accompagne d’une carte de propriété. Le double se commande auprès du fabricant, sur présentation de la carte. C’est plus long, et c’est voulu : personne ne copie votre clé sans votre accord.
- La clé ancienne : clé forée (tige creuse) ou clé bénarde (tige pleine, panneton découpé), propre à la serrure à larder d’origine. Elle ne se copie pas sur une machine ordinaire.
Pour la dernière catégorie, le serrurier peut parfois fabriquer une clé de remplacement à partir du mécanisme lui-même, en prenant les cotes des gorges. C’est un travail d’atelier, plus lent, mais qui évite de remplacer une serrure d’époque. Si la clé d’origine est introuvable et la serrure saine, c’est souvent la meilleure option.
Un exemple au bord du Rhône
Un promeneur longe les quais, s’arrête pour regarder le fleuve, et le trousseau glisse de sa poche au-dessus de l’eau. Plus de clés, plus d’adresse de remplaçant. Le serrurier ouvre la porte, change le cylindre pour un modèle à clé protégée, et remet quatre clés neuves. Le trousseau, lui, n’a jamais été retrouvé. Mais cette fois, un double est resté chez un proche : la panne suivante se réglera avec un appel, pas avec un déplacement.
Combien de clés faire faire ?
Notre règle : au moins trois. Une que vous gardez sur vous, une pour la personne qui partage votre vie, une confiée à quelqu’un de joignable à l’extérieur de chez vous, un voisin ou un proche. La clé cachée sous le pot de fleurs ou dans le compteur n’est pas une réserve, c’est une invitation. Pour un logement en location ou en colocation, faites compter les clés remises à chaque arrivée et à chaque départ.
Perdue, volée ou simplement copiée trop souvent
Une clé perdue dans la rue, dans un transport ou dans l’eau n’a pas le même statut qu’une clé oubliée au bureau : n’importe qui peut la trouver, et si votre adresse figure sur le trousseau, le risque est réel. Dans ce cas, il ne s’agit plus de faire un double mais de changer le barillet : c’est le remplacement de cylindre, qui rend toutes les anciennes clés inutilisables, y compris les copies que vous aviez oubliées. Et si la serrure elle-même montre des signes d’usure, le changement de serrure règle le tout.
La clé usée est un autre cas : un double fait à partir d’un double finit par accrocher, parce que les erreurs de taille s’accumulent. Mieux vaut repartir d’une clé d’origine ou d’une clé neuve, que l’on retaille depuis le code ou le numéro de la carte.
Les erreurs qui coûtent une ouverture
Trois habitudes reviennent dans les appels que nous recevons : faire copier la clé chez un atelier quelconque sans vérifier la taille, garder un unique exemplaire « de secours » dans le même sac que le trousseau, et confier un double à quelqu’un qui le range dans une boîte à gants. Une copie mal taillée accroche avant de casser, un double rangé avec l’original disparaît avec lui, et une clé laissée dans un véhicule se retrouve tôt ou tard dans les mains de quelqu’un d’autre.
Prévoir avant la panne
La meilleure raison de faire un double, c’est qu’il vous évitera un jour une porte fermée. Pour savoir comment réagir quand la porte claque sans clé disponible, lisez le guide porte claquée : que faire. Il vaut mieux faire les copies un jour calme que de les commander dans l’urgence.
La reproduction des clés est assurée par notre équipe de serruriers viennois. Le prix, qui dépend du type de clé et du délai de fabrication, est annoncé au téléphone avant le déplacement.
Une clé à reproduire ou à remplacer ? Décrivez-la au 06 13 04 02 22, on vous dit quel type de double est possible.